“Depuis que sa femme  a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur  Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création  d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse.  Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à  cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins  une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne,  dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y  parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la  transgenèse. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à  Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules.  Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué.  Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est  né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…”

On s’attendait à du lourd, du très  lourd, et nous n’avons pas été déçus. En effet, la Piel que  habito, ultra librement adapaté du roman Mygale de  Thierry Jonquet est un sacré challenge. Oubliez la petite Espagne qui  fait les films d’Almodovar. On oublie tout, et on recommence.  Maintenant, c’est dans la somptueuse villa du Dr Ledgard (Antonio  Banderas) où l’on ne voit que de l’argent, du propre, du lisse, du  designé que se trouve une histoire,  certes, tordue, mais des  interprétations saisissantes.  À commencer par Blanca Suàrez, alias  Norma, la fille de Dr Ledgard, dont la scène majeure vous amène les  larmes aux yeux. Vient ensuite Elena Anaya, aussi épurée que les meubles  de sa chambre, au grain de peau absent, aux grands yeux de cocker  triste et à la violence inée.  Et Marisa Parades (nous ne l’oublions  pas) actrice déjà vue entre autres dans Talons Aiguilles et Tout  sur ma mère donc ayant fait ses preuves il y a fort longtemps.  Coté mâle, Antonio Banderas reste toujours aussi fier et impétueux comme  un vieil andalou (qui séquestrait déjà une jolie fille dont il était  amoureux dans Atame! en  1989) et la présence discrète de Jan Cornet, vite oublié quand Elena  Anaya prends ses traits.
Il s’agit donc d’un thriller, ou les  gens s’aiment, se tuent, se vengent pour assurer chacun leur intégrité.  La présence de cette “peau nouvelle” nommée Gal, le fait qu’elle se  cultive et assure une solidité plus importante que celle de la peau  humaine, nous fais doucement pencher vers l’étiquette du “fantastique”  ou de la “science-fiction”. En vain assurément, elle nous est présentée  comme étant le fruit d’une recherche, mais pas d’une expérimentation  extraordinaire, après des centaines d’années lumières de tests. Non,  Almodovar est plus simple. Le Dr Ledgard fait une découverte, on lui dit  qu’elle n’est pas compatible avec la bioéthique, tant pis, il  l’utilise. Pas besoin de chercher midi à quatorze heure.
Enfin, malgré quelques modifications  dans son univers, (assurément, la musique d’Alberto Iglésias est  toujours présente), Almodovar remporte un nouveau défi, celui de plaire, par sa modernité et son  talent, aux générations à venir.

“Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la transgenèse.
Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…”

On s’attendait à du lourd, du très lourd, et nous n’avons pas été déçus. En effet, la Piel que habito, ultra librement adapaté du roman Mygale de Thierry Jonquet est un sacré challenge. Oubliez la petite Espagne qui fait les films d’Almodovar. On oublie tout, et on recommence. Maintenant, c’est dans la somptueuse villa du Dr Ledgard (Antonio Banderas) où l’on ne voit que de l’argent, du propre, du lisse, du designé que se trouve une histoire,  certes, tordue, mais des interprétations saisissantes.  À commencer par Blanca Suàrez, alias Norma, la fille de Dr Ledgard, dont la scène majeure vous amène les larmes aux yeux. Vient ensuite Elena Anaya, aussi épurée que les meubles de sa chambre, au grain de peau absent, aux grands yeux de cocker triste et à la violence inée.  Et Marisa Parades (nous ne l’oublions pas) actrice déjà vue entre autres dans Talons Aiguilles et Tout sur ma mère donc ayant fait ses preuves il y a fort longtemps. Coté mâle, Antonio Banderas reste toujours aussi fier et impétueux comme un vieil andalou (qui séquestrait déjà une jolie fille dont il était amoureux dans Atame! en 1989) et la présence discrète de Jan Cornet, vite oublié quand Elena Anaya prends ses traits.

Il s’agit donc d’un thriller, ou les gens s’aiment, se tuent, se vengent pour assurer chacun leur intégrité. La présence de cette “peau nouvelle” nommée Gal, le fait qu’elle se cultive et assure une solidité plus importante que celle de la peau humaine, nous fais doucement pencher vers l’étiquette du “fantastique” ou de la “science-fiction”. En vain assurément, elle nous est présentée comme étant le fruit d’une recherche, mais pas d’une expérimentation extraordinaire, après des centaines d’années lumières de tests. Non, Almodovar est plus simple. Le Dr Ledgard fait une découverte, on lui dit qu’elle n’est pas compatible avec la bioéthique, tant pis, il l’utilise. Pas besoin de chercher midi à quatorze heure.

Enfin, malgré quelques modifications dans son univers, (assurément, la musique d’Alberto Iglésias est toujours présente), Almodovar remporte un nouveau défi, celui de plaire, par sa modernité et son talent, aux générations à venir.


“Depuis que sa femme  a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur  Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création  d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse.  Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à  cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins  une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne,  dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y  parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la  transgenèse. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à  Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules.  Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué.  Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est  né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…”

On s’attendait à du lourd, du très  lourd, et nous n’avons pas été déçus. En effet, la Piel que  habito, ultra librement adapaté du roman Mygale de  Thierry Jonquet est un sacré challenge. Oubliez la petite Espagne qui  fait les films d’Almodovar. On oublie tout, et on recommence.  Maintenant, c’est dans la somptueuse villa du Dr Ledgard (Antonio  Banderas) où l’on ne voit que de l’argent, du propre, du lisse, du  designé que se trouve une histoire,  certes, tordue, mais des  interprétations saisissantes.  À commencer par Blanca Suàrez, alias  Norma, la fille de Dr Ledgard, dont la scène majeure vous amène les  larmes aux yeux. Vient ensuite Elena Anaya, aussi épurée que les meubles  de sa chambre, au grain de peau absent, aux grands yeux de cocker  triste et à la violence inée.  Et Marisa Parades (nous ne l’oublions  pas) actrice déjà vue entre autres dans Talons Aiguilles et Tout  sur ma mère donc ayant fait ses preuves il y a fort longtemps.  Coté mâle, Antonio Banderas reste toujours aussi fier et impétueux comme  un vieil andalou (qui séquestrait déjà une jolie fille dont il était  amoureux dans Atame! en  1989) et la présence discrète de Jan Cornet, vite oublié quand Elena  Anaya prends ses traits.
Il s’agit donc d’un thriller, ou les  gens s’aiment, se tuent, se vengent pour assurer chacun leur intégrité.  La présence de cette “peau nouvelle” nommée Gal, le fait qu’elle se  cultive et assure une solidité plus importante que celle de la peau  humaine, nous fais doucement pencher vers l’étiquette du “fantastique”  ou de la “science-fiction”. En vain assurément, elle nous est présentée  comme étant le fruit d’une recherche, mais pas d’une expérimentation  extraordinaire, après des centaines d’années lumières de tests. Non,  Almodovar est plus simple. Le Dr Ledgard fait une découverte, on lui dit  qu’elle n’est pas compatible avec la bioéthique, tant pis, il  l’utilise. Pas besoin de chercher midi à quatorze heure.
Enfin, malgré quelques modifications  dans son univers, (assurément, la musique d’Alberto Iglésias est  toujours présente), Almodovar remporte un nouveau défi, celui de plaire, par sa modernité et son  talent, aux générations à venir.

“Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la transgenèse.
Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…”

On s’attendait à du lourd, du très lourd, et nous n’avons pas été déçus. En effet, la Piel que habito, ultra librement adapaté du roman Mygale de Thierry Jonquet est un sacré challenge. Oubliez la petite Espagne qui fait les films d’Almodovar. On oublie tout, et on recommence. Maintenant, c’est dans la somptueuse villa du Dr Ledgard (Antonio Banderas) où l’on ne voit que de l’argent, du propre, du lisse, du designé que se trouve une histoire,  certes, tordue, mais des interprétations saisissantes.  À commencer par Blanca Suàrez, alias Norma, la fille de Dr Ledgard, dont la scène majeure vous amène les larmes aux yeux. Vient ensuite Elena Anaya, aussi épurée que les meubles de sa chambre, au grain de peau absent, aux grands yeux de cocker triste et à la violence inée.  Et Marisa Parades (nous ne l’oublions pas) actrice déjà vue entre autres dans Talons Aiguilles et Tout sur ma mère donc ayant fait ses preuves il y a fort longtemps. Coté mâle, Antonio Banderas reste toujours aussi fier et impétueux comme un vieil andalou (qui séquestrait déjà une jolie fille dont il était amoureux dans Atame! en 1989) et la présence discrète de Jan Cornet, vite oublié quand Elena Anaya prends ses traits.

Il s’agit donc d’un thriller, ou les gens s’aiment, se tuent, se vengent pour assurer chacun leur intégrité. La présence de cette “peau nouvelle” nommée Gal, le fait qu’elle se cultive et assure une solidité plus importante que celle de la peau humaine, nous fais doucement pencher vers l’étiquette du “fantastique” ou de la “science-fiction”. En vain assurément, elle nous est présentée comme étant le fruit d’une recherche, mais pas d’une expérimentation extraordinaire, après des centaines d’années lumières de tests. Non, Almodovar est plus simple. Le Dr Ledgard fait une découverte, on lui dit qu’elle n’est pas compatible avec la bioéthique, tant pis, il l’utilise. Pas besoin de chercher midi à quatorze heure.

Enfin, malgré quelques modifications dans son univers, (assurément, la musique d’Alberto Iglésias est toujours présente), Almodovar remporte un nouveau défi, celui de plaire, par sa modernité et son talent, aux générations à venir.

Notes:

  1. sauvegarde-de-theophile a publié ce billet

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Parce qu'on a pas tous la chance de pouvoir faire Pomme + Z

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